Faire une confiance aveugle à un•e auteur•e

Une chose que le libre examen, notion que je ne connaissais pas avant de venir vivre en Belgique, m’a appris à ne pas prendre pour pain-béni les propos des gens. Du coup quand bien même je vois une référence à la science, je m’en vais vérifier, chercher, surfer. Et je cherche aussi les contradicteurs de cette idée, affirmation ou preuve scientifique.

Je constate que peu, trop peu de gens le font. Du coup, je vois des choses devenir facilement vérité d’évangile. Et ça me dérange, et sur plusieurs aspect. D’un côté, cela devient une vérité, comme celle que les enfants en pleurant « font leur poumons ». Ou encore que cela sert à justifier la dites science dans la société (heureusement pas chez les scientifique, quoi que.. ?).

J’invite chacun, quand il voit une affirmation, à s’informer. Le cerveau n’entend pas le « non ». Ben vous savez, j’ai mis du temps à trouver des sources à cette information. Pourtant c’est une vérité, on nous l’a dit. D’ailleurs, souvent quand on entend que « C’est bien connu », ou encore « que tout le monde le sait ». Il est difficile d’en trouver la source, la genèse.

Une affirmation péremptoire n’a que la force que vous souhaitez lui donner.

Je vais citer deux choses :

« Entre ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous voulez entendre, ce que vous entendez, ce que vous croyez en comprendre, ce que vous voulez comprendre, et ce que vous comprenez, il y a au moins neuf possibilités de ne pas se comprendre. » (Werber, 1996)

 

« You have no power over me » (Lee, Henson, & Jones, 1986)

Certes, la 1er est surement facile et d’une banalité affligeante, et son auteur des plus mainstream, toute fois, elle nous rappelle une vérité sur la communication. Quand nous lisons un livre, ce n’est pas forcément différent de la communication entre deux personnes. Nous vivons un échange mais avec un intermédiaire.

La seconde nous rappelle que les gens n’ont que le pouvoir que nous leur accordons. Si dans le fil Labyrinthe, l’héroïne Sarah en arrive à laisser le roi des gobelins faire « tout ce qu’il veut d’elle », c’est parce que lui a accordé le pouvoir sur elle. Il ne s’agit pas des pouvoirs qu’il l’a. Mais bien de l’emprise qu’elle le laisse avoir.

Je vous invite à la prudence dans chaque lecture. Et quand celle-ci offre ses sources, prenez du temps pour vous faire votre propre opinion. La pratique du libre examen est une bonne chose.

Citations, sources, etc

Lee, D., Henson, J., Jones, T. (Writers), & Henson, J. (Director). (1986). Labyrinth [Motion Picture].

Werber, B. (1996). La Révolution des fourmis.

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