Le devoir d’aimer ses enfants ? Quelles autres possibilités ?

image« Ton enfant, tu aimeras » : emballer c’est peser… ou pas. Ayant était mal aimée par mon père et pas aimée par ma mère. J’ai décidé que moi, mes enfants je les aimerais inconditionnellement. Et c’est le cas, parce que la relation a pu se tisser ainsi. J’ai aussi décidé que la condition pour être un bon parent c’est donc aimer ainsi son enfant, sans aucune condition. Puis j’ai laissé cette idée dans un coin de ma tête. J’aime mes enfants pourquoi m’en soucier. Mon idéal étant atteint.

imageSauf que je suis en quête de sens, doula. Cette notion est revenue vers moi lors d’un suivit. Je n’avais pas remarqué en moi que ma pensée était très différente.

On ne ressent pas la même chose pour ces enfants. Non. Chaque histoire est unique. On peut être attaché à lui, ressentir le lien. Mais cela n’implique pas forcément d’aimer. On ressent les responsabilités. L’amour peut être présent sans pour autant avoir un attachement. La société nous oblige à aimer notre enfant. On ne peut pas le dire qu’on n’a pas ce sentiment coloré socialeent de magique. Je me suis longtemps poser la question en thérapie : est-ce que j’aime  ou suis-je attacher à mon compagnon ? J’ai une genèse de la notion d’amour tellement complexe, car au-delà de mon père et ma mère… il y a eu deux pilier dans mon enfance : mon grand-père et mon arrière-grand-mère. Ces deux êtres m’ont aimé inconditionnellement. imageCela m’a permis de voir que ça existe. Leur absence reste une souffrance, une plaie qui ne peut refermer. Mais je l’ai compris à leur disparition et non … de leur vivant. Alors comment savoir si j’aime mon compagnon… mes enfants ? Je me le demandais profondément avant d’avoir mon ainé. Je vais l’aimer ? Je l’avais décidé, mais j’étais consciente que c’était plus compliqué. Toute fois, je ne voulais pas affronter cette éventualité.

imageAujourd’hui, chemin faisant, loin des injonctions de la société et de nos cultures familiale, sociale, voir religieuse, ma pensée c’est affiné. On n’aime pas forcement. On peut aimer ses enfants. On peut être juste attaché à eux. Cela ne conditionne pas notre bienveillance. On peut être dans une bienveillance complète sans pour autant avoir ce sentiment bien complexe qu’est l’amour. L’attachement est une chose merveilleuse qui existe. C’est loin d’être facile de prendre soin d’un enfant et si aimer ne suffit pas, s’attacher a lui non plus. N’oublions pas que cette même équation existe pour votre enfant, vis-à-vis de vous, de son entourage, de son éventuel fratrie. J’ai dit à mes enfants qu’ils n’étaient pas obliger de s’aimer entre eux. J’attends d’eux le respect mutuel. Et déjà c’est un défi de taille. 🙂

Par ailleurs, je parle ici attachement et amour … mais il existe des as d’autre possibilités d’engagement vis à vis de l’enfant.

ps: au delà de mon amour pour eux… je suis attaché-e à eux

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s