981402_10151714226408844_789067901_oIl y a des sujets féministes qui me tiennent à cœur.  La notion de “Victim Blaming” qui est souvent associer à l’action de silencier (dire à la personne de taire son vécu) me sont insupportable. Quand on le fait à quelqu’un devant mes yeux, je suis en colère.
On me l’a dit récemment, on le fait souvent un peu partout. Au-delà que c’est indécent de dire à quelqu’un de taire son vécu… Sans oublier que  cela entretient la culture du viol… parce que oui c’est ça qu’il faut souvent taire. D’ailleurs “on l’aurait souvent cherché”… Il y a des tas d’articles là-dessus. Je ne vais pas réinventer la roue. Je voudrais vous parler de ces deux notions avec le filtre de la parentalité.

En tant que parent ayant été victime  à un moment donné d’une agression, je ne crois pas que le silence soit la meilleur voie. Je ne parle pas pour les autres, car chacun son chemin. Mes enfants sont en questionnement sur notre généalogie, notre histoire.

Le coffreJe parle simplement. Je porte mon histoire mais ils ne portent pas mon histoire. Ils ont simplement besoin de la réalité de notre contexte. Récemment A m’a demander qui était mon père et où il était. J’ai donc répondu à hauteur de son âge qu’il était décédé. Il m’a posé des questions qui font sens pour lui et j’y ai répondu. Il sait donc que ce n’était pas quelqu’un de bien, qu’il y a parfois des parents qui ressemblent au monstre des histoires que l’on voit parfois ensemble mais que c’est pas pareil. Il n’en a pas été traumatisé. Il a simplement pris les mots et il est passé à autre chose. Ce n’est pas ses premières questions. Ils me les posent de temps en temps, autant qu’il me demande des choses sur l’histoire de son papa. Il sait aussi que certaines informations qui seront plus nette en grandissant. La porte du dialogue est ouverte.

Il me semble important pour moi, de ne pas avoir mis une chape de plomb sur mon histoire. Je suis là avec. Parfois des gens me blessent, ils me voient touché. Et simplement cela fait partie de la vie.

J’ai la conviction profonde que me silencier, ou encore silencier ce qui a lieu de douloureux, violent, agressant ne fait que pour nous le valider. E a vécu du haut de ses 6 ans déjà trop de choses. Il en parle de temps en temps et se répare. La parole est à la fois un pansement, un désinfectant, un cicatrisant.

La culture du viol n’a pas sa place chez moi. Je n’ai pas honte de ma vie, de mon vécu et je ne comprendrais jamais que les gens trouve cela fou ou déplacer d’en parler.

GAL_0622Je vois dans la parentalité que ces deux faits sont  un risque. Il est important que chacun vive sa responsabilité. Quand mes enfants transgresse l’une ou l’autre chose, de façon plus ou moins fortes, parce que les enfants testent et éprouvent les frontière et la géométrie variable de la famille les renvoyer à  leur responsabilité a du sens. Quand on blesse, quand on se chamaille ont assume sa part. Il ne suffit pas dire qu’on assume, il faut exprimer chez nous ce que c’est en quoi cela a lieu et travailler à comprendre ce qui se tisse. Et il est malvenu de faire taire les choses. Nous laissons la place à la parole.

J’ai besoin d’être en adéquation avec mes valeurs. Je vous ai déjà dit que la notion de consentement est essentiel pour moi pour ne pas véhiculer les insidieuses racines qui permette la culture du viol autant ces 2 notions évoqué aujourd’hui le sont.

Et si ça ne vous plait pas qu’une personne expose son vécu… Interrogez-vous vous-même plutôt que de tenter d’étouffer la parole de l’autre. Car cela vous appartient. Parce que si on en croit les chiffres des services de santé et services sociaux du Québec :

  • 1 femme sur 3 a été victime d’au moins une agression sexuelle depuis l’âge de 16 ans.
  • 1 homme sur 6 sera victime d’une agression sexuelle au cours de sa vie.
  • Les 2/3 des victimes sont âgées de moins de 18 ans.
  • 82 % des victimes d’agression sexuelle sont des femmes.
  • Plus de 75 % des jeunes filles autochtones âgées de moins de 18 ans ont été victimes d’agression sexuelle.
  • 40 % des femmes ayant un handicap physique vivront au moins une agression sexuelle au cours de leur vie.
  • 1 femme sur 7 est agressée sexuellement au moins une fois par son conjoint.
  • Près de 8 victimes sur 10 connaissent leur agresseur.
  • 7 victimes sur 10 ont été agressées sexuellement dans une résidence privée.
  • Près de 90 % des agressions sexuelles ne sont pas déclarées à la police.

Et n’oubliez pas : mon histoire m’appartient. Il n’y a rien d’indécent à l’exposer mais il est indécent de forcer une personne à l’exposer. Et qu’il ne faut en rien en faire un devoir de parole au sein de la famille. La zone de confort est essentielle.

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