Tu voles

 

Tu dors. Tu  voles déjà loin du nid. Tu n’es pas de chez nous, mais pourtant notre nid sera toujours le tiens. Chaque jour, je m’accroche au mot de N qui tourne dans ma tête sur les possibilités de choses qui change dans les relations. Rien n’est figé. Tu dors.

Je t’aime petit ange. Pourtant, j’ai cette faille en moi. Celui qui quittera le nid sans rien nous dire un matin, très tôt pour un ailleurs qui te semble mieux. Chaque fois que tu es reconnaissant pour une petite chose, j’ai l’impression d’avoir trouvé la pierre philosophale. L’élixir de vie éternel.

Je sais que tu as été cassé en mille morceaux et que je n’ai pas su t’aider à réparer ton puzzle.

C’est dur d’être parent dans la nuit. L’obscurité nous porte dans les abysses de nos échecs et leurs conséquences.

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