10 phrases qui…

Je suis toujours interpelé-e par les articles « 10 phrases qui… » en matière de parentalité. Ces phrases qui tue l’estime de soi, qui rendent l’enfant timide ou qui au contraire le sauverons d’un avenir sombre. 

Si ces articles soulève le délicat problème de nos façons de formuler, ils réduisent la réalité à peau de chagrin. 

Déjà, ce ne sont pas ces phrases qui sont des armes qui détruirons vos enfants. On peu toujours réparer. On dit parfois de la Merde en tant que parent. Ça m’arrive. On est parfois complètement indisponible. Ça m’arrive. On est pas au top de sa bienveillance et disponibilité : ça m’arrive souvent. 

Pourtant mes enfants ne manque pas de bienveillance. Ils ne manquent pas de douceur. Ils ne manquent pas de confiance en eux ou de capacité à s’entreaider, à faire attention aux autres, à sourire. Bref : ça va. 

Mon objectif est qu’ils soient le mieux préparer au monde. Et, qu’ils soit le moins abîmé par la vie. Je ne peux les protéger de toute les blessures. Mais je peux les équiper pour y faire face. 

Ce ne sont pas les 10 phrases qu jouent un rôle. Car une fois prononcé, leur avenir n’est pas pour autant sceler dans le marbre. Certes elles blessent ou aide. Mais c’est au long cours que notre attitude jouent un rôle. 

Je reconnais mes erreurs, mes phrases merdique. Je les assumes auprès d’eux. Je leur dit que j’ai deconné. Pas en mode parents qui s’excuses de violence et qui recommence. Mais en parent qui assume et leur dit tout le chemin parcouru pour etre un meilleur être  humain. Qui  rappel que tout le monde peu échouer mais aussi remonter la pente et dépasser ses limites. 

C’est un travail long que celui de parent. C’est un chemin où l’on tombe parfois. Et se relèver peu prendre du temps. Mais il n’est pas figé. Et, nous n’avons pas des resssources infini ex-nihilo. Nop. Les lieux d’échanges, la thérapie, les discussions avec des proches qui partagent nos valeurs sont autant de pistes et ressources possible pour faire évoluer son chemin. 

Bien avant d’avoir des enfants, j’ai fais une thérapie. Elle m’a outiller face à ma propre enfance qui est loin du modèle idéal. Celles où les 10 phrases qui détruisent n’ont pas détruit. C’est le modèle qui casse tout. En bien plus de 10 phrases. En un million de gestes, de mots, d’actes d’intrusion, de violence, d’ombre. Je n’hésite pas à parler avec mes proches. Et c’est salvateur. Je ne suis pas le parent idéal. Mais je sais que c’est un long parcours que la parentalité qui ne se résume pas à quelques phrases mais des ensembles. 

Et il mérite plus de soutiens que de culpabilisation. 

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