Réflexion matinal

Il est 6 h du matin. Je suis encore dans le brouillard. La liste de mes choses à faire m’envahis comme une mauvaise habitude. J’ai une grosse journée. Tiens oui, à 10 h je dois être prête pour prendre le bus pour aller à mon lieu de stage. Je pourrais dormir encore 45 min dans mon moelleux lit chaud. Mais non, ma tête est prise par le nombre de choses que j’ai à faire, que je n’ai pas encore faites.

La charge mentale dit-on.

Il parait que l’humanité n’a jamais était aussi bienveillante, quand 86,4% des femmes subirons une intimidation d’ordre sexuel au cours de leur vie en Belgique. Donc à partir de 13.6% de femmes n’ayant pas subit une intimidation sexuelle, nous sommes dans une humanité qui est bienveillante. Et je ne vous parle même pas de féminicide, du harcèlement de rue, du taux de viol, des violences subit par les femmes, des jeunes filles excisées sur le territoire belge, ou encore de tous les clichés dévalorisants qui sont mis dans la tête de nos enfants dès l’école. Il est aussi important de voir que pour beaucoup de monde les acquis que nous avons en Belgique permet de se dire que tout va bien. Ceci à comme effet de mettre à distance irréel ce qui ce passe dans un ailleurs très proche.

Selon un rapport de l’Agence des droits fondamentaux de l’union européenne en 2014 : 31% des femmes ont subi des violences et ceci commence dans cette étude dès l’âge de 15 ans.

Des gens que je respecte dans pas mal de milieu pose que nous avons quand même bien des droits, des reportages nous vendent l’humanitude actuel.

Ce matin, dans mon brouillard, je me suis dit que si on faisait une méta-analyse de ces chiffres dans un pays occidentale ont tomberais surement à 99% des femmes qui subissent quelque chose d’inacceptables au cours de leur vie parce qu’elles sont une femme.  Et je crois que j’ai besoin de rêver que 1% y échappe. J’ai à l’esprit tous les territoires où 100% des femmes ont si peu de droit et dont beaucoup trop de gens s’en foutent dans leur réflexion sur la qualité présupposée de l’humanité actuel.

Le brouillard a quelque chose d’intéressant, car je me suis rappelé à 6h02 qu’on était le 8 mars.

Je suis descendu, dans ma petite routine de mère privilégiée, car malheureusement c’est encore le cas quand le partenaire « fait sa part » de parent. C’est un privilège comparé à d’autre. Car c’est ça le privilège : est-ce la majorité des gens ou une minorité ? où je me situe sur l’échelle ?  Et garder à l’esprit que cela ne devrait plus être un privilège mais un acquis pour tou-te-s.

Dans cette routine, j’ai câliné une enfant triste parce qu’un quelque chose lui à fait mal à son grand cœur. Je n’ai pas besoin de comprendre pour consoler. Je me suis occuper des cheveux de mes enfants. J’ai bidouillé sur le net pour des papiers, pensé a ce que je devais faire et écris ces quelques lignes.

Il est 8h07. Nous sommes le 8 mars, et je crois que non, les maigres acquis en matière de droits ne sont pas suffisants ici dans un pays où les privilèges sont une réalité. Je pense dans ma tête à tout ces espaces du monde qui n’ont pas les protections que j’ai. Et purée : non, l’humanité n’a pas du tout atteint un stade de bienveillance.

Y a du boulot. L’excision, les violences, les droits… vraiment… y a du taff.

 

C’est une réflexion matinale, évidement, qui ne liste pas tout, elle est part de ma situation particulièrement privilégiée. Dans femmes je mets évidement toutes les personnes qui s’y retrouve.

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