Agisme et parentalité 

 

Il n’est pas rare sur le net lire la domination des parents sur leur enfants. D’entrer dans les considérations d’âgisme. Il y  a de nombreuse façon d’être dans sa parentalité. Et oui, l’âgisme peut-être une base de la relation de domination. Je ne vais pas vous vendre un idéal théorique faisable.  Mais vous parler d’équation complexe.

En allant sur YouTube vous pourrez voir  Yves Bonnardel. . Celui-ci nous propose une société où l’on arrête de dominer l’enfant. Son propos me choque. Non un enfant de 10 ans, même si il se sent capable n’est pas apte à conduire dans notre société. Si l’on suit Bonnardel qui reprend a sa sauce les courent féminisme très discutable car il en fait un discourt dominant… On tombe dans un gros souci. Allons au bout de sa thèse. Peu importe les lois qui protège les enfants du travail. Si l’enfant se sent apte, près … Qu’il y aille. Et là, j’ai envie de dire: c’est lois protège aussi les enfants des influences des dominations adultes. Dans trop d’endroit du monde l’enfance n’existe pas. L’enfant est abandonné, livré à lui -même, en responsabilité éventuel d’orphelin ou fratrie. Et il bosse pour manger.

Où est l’enfance quand l’enfant est conduit dans les forces de domination ? Un enfant de 10 ans se sent-il réellement apte à conduire ? Où est l’enfance!

 

Alors la parentalité et l’âgisme dans tout ça?! La parentalité a forcément une position âgiste occasionnellement, voir tout le temps en fonction de sa philosophie éducative. Pourtant, l’équation est complexe. La parentalité est avant tout une forme de coopération.

 

La toute petite enfance, le parent est très… bon, non… En général la mère ou le parent par défaut dans une relation soumis au rythme du bébé. Je ne vais pas vous parler des modèles parentaux loin de mes pratiques. Ça serait une digression théorique sur ce que je ne n’ai pas expérimente.  Donc bref, le début de leur vie d’humain on est vachement soumis à leurs impérieux besoins. Et je ne remets en rien cela en cause. C’est une période difficile. Puis l’enfant grandit, il apprend le vivre ensemble. Ce vivre ensemble se heurte à l’autre. L’autre qui a ses propres limites. Oui y a une relation de domination qui peut être vu. Mais, c’est surement plus complexe que ça. On apprend, transmet à l’autre, à cet enfant qu’on a décidé de porter au monde que ben tout le monde doit apprendre à gérer envie et pulsion pour vivre ensemble.

 

Puis en parents ont va poser des règles qui sont sociétal: tu mets ta ceinture. Peu importe ton envie d’empowerment petit loulou de 1,5 ans qui déteste la ceinture… tu la garde. Parce qu’imposer la ceinture par rapport à ne pas la mettre… la notion de bénéfice risque est une évidence. Et il est difficile de faire comprendre à un enfant de cet âge que ben oui… on a quand même raison. On est donc dans la ville domination : on lui impose. Et pourtant…

 

Et pourtant quoi? Je crois que la parentalité où la réflexion est là est une équation de coopération qui équilibre ses forces constamment. L’enfant a ses limites, et nous adultes qui avons choisi d’être leur Caregivers, on avance pour être bouclier d’un monde crado, où ils ne sont pas forcément bienvenu… un monde où nous devons mettre en place parfois des phrases comme « Il est 20h30, c’est l’heure du dodo » face à un « Mais j’ai pas sommeiiiiiiiiiiiiiiiiiiil » dit dans un bâillement d’épuisement. Mais pourtant le parent va agir en dominant et maintenir qu’il est l’heure. Parce que le réveil sonnera à5h50 pour le dit enfant. Car à 6h45, il devra être dans la rue habillé pour aller dans son bus de ramassage. Sauf que soit je l’impose dans le « bon j’en ai marre de dialoguer » (car oui, parfois j’en ai marre), soit j’explique. J’explique que ben le réveil sonne tôt, que dormir ça aide le cerveau. Que dormir ceci et cela.

 

La parentalité est un exercice où la domination existe. Je ne vous le cacherais pas. Elle existe dans la fatigue surtout. Elle existe dans l’épuisement. Elle existe dans ces moments où l’on échoue. Et quand on échoue, il est facile de nous enfoncer. Très FACILE.

 

Mais en réalité, c’est là que nous avons besoin de compassion, de coup de main, de relais, d’aide…

 

Oui parfois les parents merdent. Parce que les humains merdent. Ce n’est pas une excuse. C’est juste un fait. On déconne. Et puis l’important c’est qu’on cherche à réparer.  Et a mieux appréhender nos alerte « Attention tu es trop fatigué pour être bienveillante ».

 

Vous savez le manque de sommeil, ça flingue le cerveau. Et les parents: c’est un peu leur quotidien. Ce n’est pas une excuse. C’est comme quand je dis « il est l’heure de dormir » à mon enfant. Je lui rappelle « pourquoi ».

 

Mais il est facile de pointer que les parents est un vil âgiste. Ça ne remet rien en cause. Pourtant… Il y a peut-être beaucoup à remettre en cause: Une société où les enfants ont pas leur place, où l’intergénérationnel est plus une exception qu’une réalité. Une société où l’enfant doit pas aller au resto, parce qu’il y a tous les adultes qui ont pas d’enfant et pas envie de les subir…Ben oui mais alors ne nous accuser pas d’âgisme quand vous ne voulez pas d’eux et que du coup,… on est le tampon entre la famille et le dehors.

 

Les parents sont parfois âgiste, non par volonté, mais parce que c’est compliqué.

 

Alors je continuerais à dominer mes enfants: non à 10 ans, ils n’iront pas travailler. Non, à 10 ans, il n’ira pas conduire une voiture. Non. Voilà. Tampis si je suis méchante.

 

Je continuerais à voir mon rôle comme une alliance dynamique entre mes enfants, leur besoin, le monde, le dedans, le dehors, nos état de fatigue et de forme. Et a me dépatouille.

 

Mais si vous voulez aider les parents… le monde: faite une société enfant admis. Parce que vous plaindre qu’on les domine et chouinner de leur présence « car on ne sait pas les tenir »… qui est âgiste dans ces cas-là ? Je vous mets au défi de tenir 10 jours avec mes enfants. Moi, je tiens. Mais vous ? Pas sûre.  Mais vous verrez que c’est hyper complexe comme équation.

 

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