Quand je suis fatigué, les mots se perdent 

J’ai eu un diagnostique de dyslexie et dysorthographie tardif. En milieu de primaire. 

J’ai payer cher cet absence de prise en charge : humiliation et geste violent. 

Mon enfance était douloureuse et l’école n’était même pas une échappatoire. 

La maîtresse qui copie vos mots étranges avec des lettres mélangés au tableau parce que tu sais pas quelle est la bonne lettre. Tu ne comprend pas, tu est perdu. À chaque dictée. La même maîtresse qui te tire l’oreille à chaque faute et une personne dysorthographique en fait des fautes, ça marque. Laissez mes oreilles tranquille. 

Puis la maîtresse suivante qui comprend et recommande un diagnostique. Elle qu’on aime toujours un peu maternante. 

Puis le collège. Ah monsieur B. Délicieux prof d’histoire dépourvu d’empathie. Celui qui ne te laisse pas détourner le regard de plus de 40 diapo sur les camps de concentrations sur la série des cadavres. Promis B, j’avais compris aux deux première. Et j’avais la nausée. J’ai vomi en classe. Je m’en souviens. Les nuits ont été dur pendant des mois. Là encore des bouts de bien-être très rare envolé. Et monsieur B qui me dira « avec votre orthographe vous devriez retourner en cp » devant tout le monde. J’étais en fin de collège. Classe de 3ieme. (Système Français). Je l’ai cru. 

Je suis passé au lycée quand même. 

Il ne s’était juste pas penché sur mon dossier. Il trouvais stupide l’excuse de la dysorthographie. Un handicap invisible est une excuse. Avoir du mal à lire malgré une rééducation : une excuse. 

Soit. 

Je suis retournée chez une orthophoniste. Ça m’a aidée. Mais j’en reste blessée. 

Mais je bug. Quand je suis fatiguée, stressée : je bug. Les mots perdent le chemin vers l’autre. Je ne sais plus dire, je ne sais plus sortir, je n’ai plus accès à ma base de donnée interne.  

Quand on a fait mon diagnostique de troubles dys*, la dysphasie était une ovni peu connue. 

Il est évident que j’ai une dysphasie légère, avec auto adaptation et stratégie toute personnelle pour parler. C’est à peine visible. C’est pas rare chez les parents d’enfants dysphasique de comprendre qu’on est pas différent  de son enfant. 

Quand je vois le parcours de L qui est devant lui et son caractère. Cela réveil quelque chose. Je le comprends mon petit rebel. Je comprend sa colère. Je la vois venir comme des mécanismes bien huilé dans sa tête. Je sais avant que son papa ai fini sa phrase que la rage va prendre le dessus. Je vois les portes se claquer avant même qu’il entame le geste. C’est limpide. 

La différence est que moi, je ne pouvais pas la sortir de moi  cette colère. Jamais. J’en serais morte. Mais elle etait là. C’est dur d’être dans l’entourage de ces explosions mais elles sont juste une conséquence de mots Que ne trouve pas le chemin et troubles pragmatique qui ne sont que des voiles aux conventions social. 

Je ne sais pas toujours quand j’ai le droit de parler. Les règles m’échappent. 

Vraiment le comprend L. 

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Se balader en rue avec un 4 ans

Se balader en rue avec un 4 ans

Un petit mot, poser entre deux portes et une vie très chargée. 

En ce moment, je me balade beaucoup avec mes 4 enfants. On explore un tas d’espace urbain plus ou moins adapter aux enfants. 

Les portions de trotoires pas du tout déneigée qui deviennent des patinoires très délicates à franchir quand on porte en plus de soi un petit enfant dans son dos. Bon, le verglas rime pour moi : rapprochement violent avec le sol. 

Mais au-delà des inconvénients classiques de l’hiver et les trotoires hostiles, écartons-nous du marronnier et abordons le font du sujet: comment affronter l’espace urbain avec un jeune enfant?! 

C’est un dilemme, car bienque plein-e de jolies valeurs, se balader en ville rime avec hostilité et mise en danger. 

Avec ma troupe, je crie souvent « stop » car j’ai une zone de confort, un jusqu’où peuvent-ils aller sans que se soit ma frontière de sécurité. Je les laisse vivre dans l’espace de la ville. Du coup, je les laisse un peu courir, en fonction de l’environnement sautiller. Bref être des enfants. 

Mais nous croisons beaucoup trop de voitures garer là où nous piétons sommes sencé marcher en toute sécurité. Nous devons du coup marcher sur la route. Et en ordre militaire, attentif, car les voitures sont rapide même dans un quartier avec 5 écoles. Je me permet régulièrement de rappeler aux personnes que leur façon d’aborder le code de la route en apprend beaucoup sur eux. Que penser d’un parent qui exige une obessisance aveugle aux règles mais qui lui même enfreint le code de la route créé pour la sécurité de tous devant son enfant. Oh bien sûre mon compagnon, seul détenteur du permis dans notre petite famille, fait dès entorses au règles. Et vous savez quoi ? Je le recadre. Le clignotant n’est pas une option.  C’est 50 pas 53 km/h, etc. 

Et puis arrive cet élément petit gnome qui lui est dans ce décor. 

Mon astuce pour mieux le cadré est la mission.


Ici, il balade notre caddie, vide et peu utile dans ce déplacement. Sa seule utilité est de rendre ce petit gnome actif, en mission et concentré sur unechose utile et valorisante

On a glissé nos petits achats dedans. Et il l’a balader tantôt sur les trotoires, l’herbe,la boue, les cailloux voir la rue pour contourner un obstacle. 

Avec cette mission, il est plus attentif au cadre sécuritaire que je pose. Il est plus à mon ecoute car j’ai besoin de mon caddie.  Et surtout, il s’amuse. C’est ma clef : le plaisir est une source de collaboration. 

Miroir, mon doux miroir ;-)

Miroir, mon doux miroir ;-)

GAL_0323Chaque enfant est différent, parfois l’un deux est plus ou moins un miroir. Il n’est pas toujours facile de le voir grandir, de l’accompagner. Il touche très facilement à nos douleurs, à ce que nous n’avons pas eu ou pas assez eux. Il y a un de mes enfants qui me fait écho. Je le comprends très bien. C’est facile. Je le décode en un clin d’œil. Cela ne veut pas dire que je réponds avec justesse. Non. Juste que lui, je le capte.

Je capte son fonctionnement émotionnel, ses réactions, ses vexations, ses colères, ses élans. Bref, chez lui, c’est limpide. Et du coup, ce n’est pas si limpide pour son papa. Parce que ben oui, il m’aime, tout ça. Mais je reste un peu compliqué à saisir autant qu’il l’est pour moi. Et un de nos enfants à cet effet miroir sur lui, et du coup si lui le comprend, si pour lui c’est fluide, pour moi c’est une énigme sur pate. Une belle énigme ! Mais pas simple à décoder.

AGAL_0422lors mon doux miroir, si dans son architecture émotionnel il à cette effet réfléchissant, il n’est pas une plongé dans ce que j’étais. Non. Il est plutôt une version de ce qui aurait mieux convenu à ma personne. J’arrive simplement à juste l’accompagner avec fluidité. Oh bien sûr bien mieux que les autres de mes enfants L sait comment fonctionne mes interrupteurs. Il sait comment me pousser à bout, comment me faire fondre. Evidement mon cerveau m’aide à rester au plus correct de ce que je peux.

J’espère lui offrir une enfance au mieux de ce qui lui faut. Parce que le fait qu’il y cette structure que nous partageons. Cela ne permet en rien à ce lutin de faire ce qu’il veut. Loin de là. Juste que je verbalise de façon plus percutante pour lui que d’autre ne le font.

GAL_2347Un fait qui m’interpelle. Ce petit bout d’humain merveilleux est celui qui charme tout un tas de gens qui rêve d’un lutin magique chez eux comme lui. C’est chouette, mais les personnes n’imaginent pas l’énergie que nous déployons pour qu’il soit aussi… libre d’être lui. Simplement parce que nous avons à la maison la version sans faux semblant. J’ai appris moi à ne pas exister. Il est heureux qu’il existe comme il est.