Parentalité Proximale ? oui. Parentalité Distale aussi. Bref Parent.

Edit: cet article traitre de l’étiquette qu’un parent utilise pour définir sa parentalité. Je parlerais plus en longeur des parents maltraitant et de nos dysfonctionnements qui peuvent faire mal à nos enfants.

imageIl y a souvent une volonté de mettre une étiquette à sa parentalité, à la définir. Certes toute choses qui existe à un nom. Sauf que ces étiquettes ne parle pas de la réalité complexe et parfois du sens même des mots. Dans parentalité positive, bienveillante, authentique, respectueuse, il existe une opposition implicite très connoté négative, malveillante, fausse, irrespectueuse. Hors ces étiquettes que nous voyons comme positive, pouce en haut comme dirais mon deuxième enfants sont très défini. Hors donc tout parents à ma connaissance cherche une bienveillance, une éducation qui sera positive pour faire germer des valeurs, et le respect aussi. Simplement parce que nous mettons dans ces concepts différentes définitions. Certains verrons dans une punition privative un acte bienveillant qui permet de montrer que dans la vie tout n’est pas acquis, d’autre trouverons au contraire que c’est violent. Et je ne peux être juge de qui à raison ou tord. Simplement parce que c’est une question de philosophie de vie. Mais je suis certaines que chacun s’envisage comme au plus juste de ses choix.

imageIl y a un terme qui me parle, sûrement parce que j’aime lire le sens des mots : proximal. Il y a une notion qui parle de notre capacité au contact. L’oppose n’en reste pas moins positif. Parce que j’aime ce que j’y lis. l’adjectif proximal parle de ce qui est au plus proche du centre du corps, au coeur et connecté , en lien. C’est important car distal n’enlève pas le lien au corps, ai coeur , la connexion. Dans une perspective parental, nous oscillons entre distal et proximal. Et nos enfants aussi. Parfois nous pouvons, parfois je peux supporter que les enfants soit coller à moi, physiquement, émotionnellement… même souvent. Et je peux saturer. J’ai besoin de distance physique ou émotionnel. Parce que je suis humaine, parce que je ressent des choses, parce que la peau reste un organe qui me met en lien avec l’extérieur et que j’en suis extrêmement consciente. Et peux importe pourquoi, cela appartient à chaque histoire. mais que je sois dans une capacité proximale ou distal, je suis toujours relié à ma parentalité, mon amour pour mes enfants.

imageL’avantage de ces deux termes c’est qu’il laisse libre de qualifie le lien en fonction de l’instant. Suis-je en lien avec ma responsabilité de parents, mon affection, mon amour pour, mes devoirs parentaux? Cela apparentient à chacun et aux temps de la vie, à nos capacités et nos douleurs.

Je suis corporellement souvent ouverte à mes enfants, à leur besoin de toucher, de respective dans le contact. Parce que pour moi, c’est plus pratique, j’utilise des portes-bébé. D’autre seront plus à l’aise avec leur bras.

imagePuis j’y met d’autre choses : le holding, le handling, l’attachement, et mes perspective du lien, de la relience à mes enfants et là. Je suis parfois dans une parentalité proximale, parfois dans une parentalité distale parce que je suis en lien variable, circonstanciel et sans culpabilité extérieurs … juste avec mes écueils t mon auto jugement vis à vis de moi et cette exigence sans fin. 😉

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C’est une pisseuse…

Quand on parle de fille, trop souvent, on la qualifie de pisseuse. Par conséquent, les garçons eux ne pisserons pas, ils urinent ? Quand on se retrouve enceinte, que l’ont déjà un garçon, si on a une fille après avons donc le choix du roi. Hum, le sexisme est partout. On le savait déjà. Si on a plusieurs enfants garçon, on nous signale que si on fait des enfants encore et encore c’est pour enfin avoir notre pisseuse. Et si, « Oh malheur »on a déjà des pisseuse, on veut un garçon. Moi qui croyais que nous faisions tout simplement des enfants… tout simplement. J’ai conscience que le désir d’enfant est bien plus complexe individuellement. Pour les mères, les pères effectivement le désir d’un enfant au sexe féminin ou masculin est une équation bien plus délicate. Mais pour le voisin, la tante Paulette ?

L’expression pisseuse tombe souvent quand X et Y fait un commentaire sur les enfants. J’avoue, cette expression me fait bondir. Elle fait poindre de la colère. Je la trouve dégradante. La petite fille est donc uniquement définie dans la couleur rose bonbon et sa fonction d’évacuation des liquides. Alors, je vous informe qu’une fille fait caca, elle peut être trans*. Etc. Et elle a le droit d’aimer le bleu, le violet, le rose, le marron, la bagarre, roter. 🙂

Allez mettons l’expression pisseuse où elle le mérite : aux oubliettes.

Conseil lecture:

La Princesse et le Caca
La Princesse et le Caca

L’allaitement et le respect des corps

En guise d’introduction sur l’allaitement, je vous dirais juste que cet article ne fustige pas le biberon. « Mon corps, mes choix, mes libertés » est une véritable devise. Donc en résumé : que ce soit le sein, le biberon, c’est votre histoire et en rien une remise en cause. C’est juste un point de vue sur ce que l’allaitement et son lien aux respects des corps ont fait émerger en moi. Et en quoi cela m’a fait réfléchir. J’ai donc 3 allaitements très différents à mon compteur. C’est une évidence que chaque enfant est différents et par extension, dans le sujet du jour : leur rapport avec leur besoin affectif, alimentaire.

L’allaitement m’a appris le respect des corps. J’en avais l’idée en théorie, mais quand il s’agit d’un petit d’homme, on passe de nos notions théorique à une pratique qui se réinvente chaque jour. J’ai appris qu’un tout petit, un nouveau-né, c’est son corps qui passe avant tout. Il est dans une dépense de gestes et d’intervention des tiers non négligeable. Et puis il grandit. C’est cool. Ses besoins, ses dépendances, tout un tas de chose changent. J’avoue, c’est enfoncer des portes ouvertes, et pourtant.

Pour qu’un allaitement fonctionne (à cette époque j’étais dans la performance de la bonne maman), on recommande un allaitement à la demande du bébé. Alors, j’ai observé ses demandes. Pas de bol, le modèle fournis faisait rarement les tirages de langue significatif et quand je lui proposais, moins mère à l’affut, il refusait le sein. Un truc clochait. J’ai donc proposé à mon bébé de téter, souvent. J’ai appris 6 ans plus tard, un diagnostic dans les mains, que ce n’étais pas étonnant. Les enfants ayant une dysphasie peuvent avoir des difficultés avec des mouvements s’il ne les acquiert pas de façon innée.

Attention, j’ai allaité longtemps dans le regard de bien des gens. Je l’ai conduit au sevrage au début de la 3° grossesse. Je ne me voyais pas allaiter 3 enfants en même temps.

Mon 2° enfant est venu peu après les 2 ans de mon 1er. J’ai appris avec lui qu’un enfant peut avoir mal, si mal que l’allaitement est un antidouleur efficace en accompangement d’un traitement médicale supplémentaire.  Et une hyper lactation un enfer. En gros je produis assez de lait pour plus d’enfant que ceux que j’ai devant moi. Il m’a appris aussi que  la tétine ca peux sauver la vie quand on a besoin de téter sans lait et que chez môman c’est pas possible.Il m’a appris la fatigue et a tirer sur la corde. Il s’est sevré brutalement, sans que je le souhaite quand notre 3ièmes est venu au monde. Sans prévenir. Alors que l’ainées, je me suis souvenu commencer a diminuer les « ok », à un moment, je ne sais quand c’était fini. Moi qui me voyait encore une fois co-allaité, j’ai connu cette célèbre phrase de Lenon : « Life is what happens while you are busy making other plans »

Mon 3ième, lui aussi est très différents dans sa façon d’aborder le sein.

Mes enfants m’ont aussi appris le passage de l’allaitement à la demande à l’allaitement à ma disponibilité. Ben oui, ils ont grandi. Je ne souhaitais plus une disponibilité sans fin. Et puis parfois moi, j’étais dispos, et pas eux.

Les nouveau-nés m’ont appris que parfois le respect, c’est le tout petit en premier. Et puis qu’en grandissant, les tétés ce refuses parfois. Parfois accompagné de larmes ou de colères. Que j’acceptais les conséquences de mon refus. Que je câlinais, consolé.

Si le petit m’a appris le respect de son corps, quand soit même on ne l’a pas connu. Plus ils grandissent plus l’allaitement est un de mes chemins pour leur dire « Eh ! Mon corps, mes choix, mes liberté ». Je suis libre de refuser, postposé.

J’ai à cœur d’observer que  ce à la demande, l’enfant grandissant, les choses changeants, mes 3 garçons ont appris avec la main accompagnante, le cœur ouvert que le corps de l’autre se respect autant que le siens.

Je vois mon presque 7 ans dore « non, c’est mon corps, tu ne peux pas m’embêter si je ne veux pas ». J’en suis fière. Et je vois mon dernier de bientôt 2 ans, frustré, mais jamais seul dans les colères que les refus peuvent induire en lui. Car tous, ici nous comprenons que ben « oui, il a envie de ceci, cela » mais que parfois c’est possible, parfois non.

L’allaitement m’a appris les respects des corps : ceux de mes enfant et le miens. Un effet secondaire que je n’avais pas vu venir. Le respect, ça se transmet.

Culture du viol

Avant tout chose dans mes pensées, il y a un cheminement. Je vais écrire plusieurs articles, réflexion de parentalité autour de la question de cette culture du viol et les transgressions*. Je trouve toute fois « bon » d’introduire, même simplement certaines notions. Cet article ne se veut pas de fond. D’autre on mieux travailler le sujet que moi.

De plus en plus aujourd’hui, la notion de culture du viol est présente dans les médias. C’est une bonne chose. Elle reste mal comprise et quand on en parle sur divers articles de presse et blog. Lire la suite « Culture du viol »