Oh toi, je ne t’appartiens pas. 

Cher toi,
Mâle qui aime dominer les femmes  qui croise ta route, ce texte est pour toi.  

Pourquoi doit-on encore et toujours répéter la même chose. 

Les femmes ne sont pas des objets que l’on possède ou qu’on à l’autorisation d’intimider ou menacer.  

C’est simple. Mais pourtant depuis des lustres, plein de poussière, genre bien bien anciens, on doit répéter cette même rengaine. 

Tu n’as pas le droit d’estimer ce que l’autre est libre ou non de faire. Les femmes sont libre de sont faire ce qu’elle souhaite. Et tu vois, elle peu même aller voir ailleurs sans que ta testostérone t’autorise à te faire dépasser les limites. Tu vois cher toi, la société n’acceptes pas tes emportement. Mais au delà, les courants féministe posent plus loin sur les limites de la société. 

On te dit qu’à la base ta pensées est innaceptable. On te dit qu’à la base toute relationt de couple n’est pas absolument et cetainement pas baser sur l’oppression de celle qui partage ta vie. 

Bisous. 

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Docteur Cymes, le sexisme.

Cher Docteur,

Des soignants pas très à l’écoute, j’en ai connu. Je dirais même qu’ils représentent la majorité de mon expérience en tant que patiente. Il y a de quoi écrire un ouvrage sur le sujet. Je pense plusieurs tomes. Heureusement, j’ai aussi rencontré des professionnelles de santé passionnée, engagée. Vous noterez aisément que cela se décline au féminin. Car c’est la réalité de mon vécu.

Vous êtes pour moi avant tout une figure médiatique médicale avec toutes les dérives que nous avons déjà vues et revues. Je rappelle les propos polémiques de psychiatre sur le vécu de petites filles, ou encore les prescripteur de régimes à risque réel pour la santé. Et si beaucoup s’en étonne, le constat est le suivant :

  • Aldo Naouri, pédiatre de son état, explique qu’il faut bien ce forcé pour le sexe. Car le viol conjugal visiblement lui semblait anecdotique
  • Marcel Rufo posera le diagnostic sur un présumé victimes de viol qu’elle fantasme. Sans connaitre les tenants et aboutissant de l’histoire sur base de 2 phrases.
  • Ou encore les prescripteur de régime récemment sanctionné par l’ordre des médecins dont la cible est la femme soumise à la pression d’apparence qui commence dès l’enfance et du poids.
  • Et vous… mais je m’étalerais plus sur cet axe un brin plus loin.

L’assistant de votre éditrice a exprimé à BuzzFeed que c’était un choix volontaire pour éviter que les petites filles s’ouvrent le ventre pour vérifier. Si on part de ce principe, la vessie n’a pas sa place sur l’illustration. Notons que c’est un peu prendre les enfants pour des idiots. Votre éditrice affirme qu’en féministe elle n’aurait jamais autorisé la présence d’une vulve ou un vagin. Donc était-ce une décision délibéré ? comme nous le dit son assistant ou une non discussion comme nous l’affirme sa supérieur ? La question mérite de se poser.

Vous savez, il me serait facile de citer le serment d’Hippocrate pour vous renvoyez à vos obligations. Vous êtes un soignant 7 jours sur 7, 24h sur 24. Comme beaucoup de corps de métier vous avez des obligations et un cadre d’exercice. Les infirmières, les sages-femmes, les policiers, les fonctionnaires (oui, oui, mon papa l’était, il avait lu son contrat et ses obligations qui vont au-delà de ses heures de bureau) ou encore avocat. Votre engagement comme soignant n’est pas soumis à un horaire. Vous l’êtes. C’est votre choix et pas le mien. J’ai choisi de ne pas avoir ce type d’engagement. Cela me donne une certaine liberté.

J’ai regardé longtemps votre émission. J’avais dès l’adolescence besoin de comprendre le corps et de comblé les lacunes dans mon savoir. Mais je me suis lassé de vos moqueries se cachant sous l’humour pour rire des questions de sexualités. C’était donc drôle de ne pas savoir le fonctionnement de cette partie de son corps ? Je ne trouvais pas. Car tout était traité avec sérieux sauf les questions de sexualité. Donc à qui pouvons-nous poser la question ? Nos manuels de SVT étant léger, nos amies aussi sous-informées que nous, les médecins nous ridiculisant à l’antenne. Nous avons intégré que notre méconnaissance était coupable, stupide et qu’en plus les ressources sont d’un abord difficile. Ben oui, si c’est stupide de ne pas savoir, acheter un livre qui l’explique doit être aussi ridicule.

Mais moi, j’ai lu le sexe pour les nul. Et je l’ai prêté souvent. Le féminisme qui semble vous dérangé et celui qui met en avant que l’empowerment est une base de la santé. Mais vous n’êtes pas du tout déranger par des soignants, en l’occurrence infirmier, qui point que ou-lala, ces patients qui savent sont quand même ceux qu’on craint.

J’avoue que là je n’ai pas pu m’empêcher de penser à IAM « petit frère » : le savoir est une arme, maintenant tu sais. A croire que cela n’a pas changé. Mais j’ai préféré rappeler la loi Kouchner.

Ah oui, je vous invité à un échange de fond sur le sujet à Bruxelles. Je suis un français expatrié dans le plat pays. J’ai donc une vue sur 2 système de santé très similaire et différent. Je vous parle du contexte français. Et ma connaissance en est surtout pratique. Fille d’une infirmière passionnée  par son métier et d’un père diabétique insulino-dépendant archiviste médical un temps. J’ai passé mon enfance à ne voir que ma mère sur son lieu de travail, ou mon père patient des services de santé publique. J’aime les petites digressions. Vous ne m’en voulez pas. Quoi que vous ne lirez pas.

Donc, vous nous traiter de malade. J’ai beaucoup de mal avec le diagnostic virtuel. Et bien que notre tribune soit longues, argumenté. Et nos propos illustré vous affirmé que la critique est l’insulte. Par contre nous poser un diagnostic semble être acceptable. La réalité c’est que ce n’est pas acceptable. Vous revendiquer votre statut de médecin pour votre ouvrage. Donc vous vous engagé sur votre professionnalisme. C’est important pour la suite. Gardons ce point à l’esprit.

Si je suis face à un discourt d’un professionnel de la santé qui est erroné, il est légitime d’en parler. Parce que les conséquences d’une mauvaise information son importante.

Alors le fond. Vous avez un traitement différencié des petites filles et des petits garçons. Et c’est le fond de notre argumentaire. Si vous aviez simplifié le petit d’homme à une vessie et un basta. C’était fini. On n’aurait même pas remarqué. Mais oui notre œil féministe est rompu à l’exercice a mis quelques seconde à voir les problèmes et leurs implications. Nous sommes ici des parents engagés dans la question féministe et son lien à la parentalité. Nous avons plusieurs années d’expertise et d’échange sur ses questions. Nous repérons la balle bleue qui coute 15 centimes de moins que la rose. Car bien avant de concerner les rasoirs cela touche déjà les jouets. C’est pour cela que des enseignes vendant des jouets mettent des petits garçons en cuisine. Ou encore que Lego pointe que tous ont les compétences créatives depuis quelques décennies pour les briques. Si nous nous réjouissons du traitement des salaires féminin, l’intégration des transgenres ou de l’homophobie dans Grey’s Anatomy ce n’est pas que nous avons gagné. Mais que la question est devenue plus qu’un accessoire de mode politique. Les implications commencent à émerger. Car le féminisme concerne majoritairement aujourd’hui dans ses courants les questions d’oppressions sur base du sexe, du genre, de la race ou de l’apparence physique. Si l’abécédaire  des égalités souhaitées à l’école était très intéressant. Car il pointé les traitements inégaux selon le sexe dès le plus jeune âge. Donc votre livre est clairement dans le sujet.

L’iconographie marque le cerveau des plus jeunes. L’intégration précoce de « ton corps t’appartient » dès la maternel n’est pas sans raison. Il m’est incompréhensible que le corps féminin mérite moins de traitement. Le clitoris en 3D dont la scientifique, encore une femme, est passé dans nombreuse émission et surement la vôtre exprimais les implications des méconnaissances. Libération pointe que la réalité est que majoritairement les adolescentes ignore la terminologie. Le sexe féminin est d’ailleurs sujet d’intérêt scientifique récent.

Mais sachez-le, les soucis gynécologique touche la petite fille. Déjà, une petite fille tout juste né à des pertes importantes. Et c’est normal. Mais quand on ne sait pas, c’est effrayant. Hors, les ouvrages n’en parle pas. Si il est de plus en plus acquis de simplement dire à un garçon qui se masturbe qu’on ne le fait pas dans l’intimité, la petite fille par la non représentation le prendra pour un interdit  pur et simple et honteux. . Bien non. Elle a le même droit à sa sexualité infantile qu’un garçon. Et donc au même cadre. Si discrète soit l’érection du sexe féminin, elle existe. Mais en rendant ce sexe complexe, vous ne permettez pas de le rendre accessible. En le laissant drapé sous un voile de mystère ont en fait le sujet de moqueries sur France 5 quelques années plus tard. Les petites filles arrivent aux urgences car elles ont insérer quelque chose dans leur vagin. Ce n’est pas un cas anecdotique. Ça arrive. Si la petite fille n’apprend son anatomie, comment peut-elle identifier où elle a mal. Car le vagin peu bruler, l’urètre gratouillé. L’hydrations suffisante chez les petites filles a de réel conséquences comme son manque. Je vous assure que les infections urinaires chez les 3 ans et moins peu impacter la prise de poids qu’ils soient filles ou garçon. Saut que la longueur de la tuyauterie interne offre un terrain favorable au sexe féminin. C’est injuste. Le sens pour s’essuyer compte pour de vrai. Il s’avère que si nous étions dans la proportionnalité, il faudrait en écrire plus sur le sexe féminin que masculin.

Vous avez évoqué la descente des testicules, les spermatozoïdes. Tout ça quoi. C’est important. Et mes enfants le savent. Mais la fille entame dès sa conception le long travail vers ses cycles féminin.

Quels sont les impacts à long terme d’une connaissance précoce de son corps ? Ils sont embêtants.

  • Pouvoir nommer où l’on a mal pour une meilleur prise en charge dans les soins
  • Casser les codes primaires de la culture du viol qui fait que le corps féminin entre autre est sous-traité dans son intérêt. Et pointé que les orifices féminin se respect en ne laissant personne y mettre quoi que ce soit chez les plus jeunes hors traitement médical.
  • Prévention de la violence obstétrical vous savez le #paietonutérus
  • L’empowerment en général
  • Que les fonctions naturel du corps ne soit plus sujet de moquerie mais normalisé

Vos folowers sont choqués qu’on parle de la culture du viol. Sachez donc que oui, c’est important de savoir qu’on n’a rien à vous mettre dans le vagin. Et que Vulve, Vagin, Pénis, Erections, sécrétion, exploration ne sont pas des mots sale qui serait absent du vocabulaire enfantin. En fait s’ils étaient là pour ce qu’ils sont : des points de l’anatomie… Il ne serait plus gênant de le dire.

Alors mon expérience dans le bénévolat depuis 10 ans, précédé de groupe de soutiens entre femmes… il m’a été régulièrement nécessaire d’expliquer la réalité anatomique. Je vous dirais que j’ai expliqué à une ado ce que fait la pilule. Ou à une femme de 45 ans avec un diplôme supérieur qu’on n’urine pas par le vagin. Je ne trouve pas ça amusant. Je trouve cela nécessaire. C’est à mon sens dramatique qu’elle soit ignorante de cela. Et qu’au final elle soit restée sur sa croyance car on n’en parle pas. J’ai appris à mes copines au lycée les détails de notre anatomie. J’ai dû attendre ma deuxième grossesse pour expérimenter les contractions. Et découvrir qu’en réalités je savais ce que c’était. J’en avais une fois par mois. Ça m’aurait vachement aidé qu’on le dit avant car j’ai passé du temps à me demander « comment je vais les reconnaitre ? » pourtant j’en sais des choses sur le sujet. Je n’ai aucune honte de mes méconnaissances. Car j’ai cherché l’information et je ne l’ai pas forcement trouvé.

La parole sur l’intime doit être libre. Je suis toujours dépité qu’on se doive à faire silence qu’on a ses règles. Car ça ne se dit pas. Tabou. Point. J’ai choisi que mes enfants sache. J’ai 3 garçons et une fille. Je passe du temps a recadre que les filles ne sont pas moins fragile  que les garçons. Je passe du temps à échangé sur les clichés. Et je vous assure que c’est chronophage. Parce que les clichés sont là dès la maternelle. Mes enfants savent ce que sont les règles. C’était simple à dire. Déjà, ils savent que je suis réglé. Que ça m’impact. Que j’assume mon besoin de calme et ralentissement dans cette période. Ils savent que je saigne mais ce n’est pas dangereux. Ils savent plein de choses. Et n’en font pas un sujet. C’est acquis et nous avons le temps pour d’autres choses. Plein. Mais du coup, quand ils entendent qu’une copine à ses règles, ils baissent leur sollicitation. Je suis toujours amusé que le fils de mon amie sage-femme en sache plus sur la conception des bébés que celui d’un ami médecin. Car il a juste grandit avec la normalité de ces questions. En faire un sujet abordable à table autant qu’un rhume est important. Ce n’est pas un sujet de moquerie. Pas chez nous. On ne parle pas de pratique sexuelle. C’est l’amalgame que font beaucoup de vos folowers. Ce qui pointe encore la nécessité de l’information.

Vous avez été irrité par l’accusation de racisme. Alors sachez-le, nous sommes conscientes que c’est du racisme ordinaire. On n’y a pas pensé. Basta. Mais la réalité des propos que j’entends depuis mon adolescence, enfin non, ma préadolescence c’est que, je cite, « les black sont monté comme des chevaux ». Les personnes racisé sont souvent réduites à des préjugés érotisant. C’est du racisme ordinaire. Des clichés intégrés dans l’inconscient collectif. J’avoue être blasée par ces clichés. J’ai de la chance, je suis une femme, rousse, grosse, et blanche. J’ai quelques privilèges. Imaginez si j’étais racisé… Je subirais plus. Enfin, je n’imagine pas. Je ne peux pas saisir le racisme. Ce n’est pas moi qui le vis. Mais je le dénonce. Vous savez, un de mes fils adore Zack et Kawk. Le héros est un petit garçon. Et quand il a un souci, il appelle sa copine, racisé, qui ressoude tout. Mais, elle n’est pas l’héroïne, d’ailleurs on oublie facilement qu’elle s’appelle Kira. Ces représentations ne sont pas anodines. Mais nous en parlons simplement. « Oh mais c’est toujours Kira qui règles tout ». On pointe ses compétences. Estène, mon fils de 7 ans, pointe que sans elle Zack ne pourrait rien faire. Mais mes enfants ont vu Totoro, les petits poneys, docteur la peluche, et bien des représentations ou la fille n’est pas l’outil de valorisation du héros. Sachez que le dernier Gosthbuster fut un délice pour eux.

Je vous invite à lire les monologue du vagin et les quelques articles suivant

Ne vous ayant toujours pas insulté et passant outre les vôtres, je reste prête a vous rencontré dans un excellent bar Bruxellois autour d’une bière, d’un jus ou d’un café au choix. Pour en parler. Vous découvrirez que les signataires de cette tribune ne sont ni des engrangé, ni des folles, ni des personne violente. Que nous sommes ouvertes à l’échange, au fond, au dialogue.

Bon week-end à vous. J’ai mis du temps à écrire au-delà de ma dyslexie et dysorthographie, j’ai surtout 4 enfants, des engagements bénévoles, du boulot, des journées trop courtes. 🙂

Le devoir d’aimer ses enfants ? Quelles autres possibilités ?

image« Ton enfant, tu aimeras » : emballer c’est peser… ou pas. Ayant était mal aimée par mon père et pas aimée par ma mère. J’ai décidé que moi, mes enfants je les aimerais inconditionnellement. Et c’est le cas, parce que la relation a pu se tisser ainsi. J’ai aussi décidé que la condition pour être un bon parent c’est donc aimer ainsi son enfant, sans aucune condition. Puis j’ai laissé cette idée dans un coin de ma tête. J’aime mes enfants pourquoi m’en soucier. Mon idéal étant atteint.

imageSauf que je suis en quête de sens, doula. Cette notion est revenue vers moi lors d’un suivit. Je n’avais pas remarqué en moi que ma pensée était très différente.

On ne ressent pas la même chose pour ces enfants. Non. Chaque histoire est unique. On peut être attaché à lui, ressentir le lien. Mais cela n’implique pas forcément d’aimer. On ressent les responsabilités. L’amour peut être présent sans pour autant avoir un attachement. La société nous oblige à aimer notre enfant. On ne peut pas le dire qu’on n’a pas ce sentiment coloré socialeent de magique. Je me suis longtemps poser la question en thérapie : est-ce que j’aime  ou suis-je attacher à mon compagnon ? J’ai une genèse de la notion d’amour tellement complexe, car au-delà de mon père et ma mère… il y a eu deux pilier dans mon enfance : mon grand-père et mon arrière-grand-mère. Ces deux êtres m’ont aimé inconditionnellement. imageCela m’a permis de voir que ça existe. Leur absence reste une souffrance, une plaie qui ne peut refermer. Mais je l’ai compris à leur disparition et non … de leur vivant. Alors comment savoir si j’aime mon compagnon… mes enfants ? Je me le demandais profondément avant d’avoir mon ainé. Je vais l’aimer ? Je l’avais décidé, mais j’étais consciente que c’était plus compliqué. Toute fois, je ne voulais pas affronter cette éventualité.

imageAujourd’hui, chemin faisant, loin des injonctions de la société et de nos cultures familiale, sociale, voir religieuse, ma pensée c’est affiné. On n’aime pas forcement. On peut aimer ses enfants. On peut être juste attaché à eux. Cela ne conditionne pas notre bienveillance. On peut être dans une bienveillance complète sans pour autant avoir ce sentiment bien complexe qu’est l’amour. L’attachement est une chose merveilleuse qui existe. C’est loin d’être facile de prendre soin d’un enfant et si aimer ne suffit pas, s’attacher a lui non plus. N’oublions pas que cette même équation existe pour votre enfant, vis-à-vis de vous, de son entourage, de son éventuel fratrie. J’ai dit à mes enfants qu’ils n’étaient pas obliger de s’aimer entre eux. J’attends d’eux le respect mutuel. Et déjà c’est un défi de taille. 🙂

Par ailleurs, je parle ici attachement et amour … mais il existe des as d’autre possibilités d’engagement vis à vis de l’enfant.

ps: au delà de mon amour pour eux… je suis attaché-e à eux