10 phrases qui…

Je suis toujours interpelé-e par les articles « 10 phrases qui… » en matière de parentalité. Ces phrases qui tue l’estime de soi, qui rendent l’enfant timide ou qui au contraire le sauverons d’un avenir sombre. 

Si ces articles soulève le délicat problème de nos façons de formuler, ils réduisent la réalité à peau de chagrin. 

Déjà, ce ne sont pas ces phrases qui sont des armes qui détruirons vos enfants. On peu toujours réparer. On dit parfois de la Merde en tant que parent. Ça m’arrive. On est parfois complètement indisponible. Ça m’arrive. On est pas au top de sa bienveillance et disponibilité : ça m’arrive souvent. 

Pourtant mes enfants ne manque pas de bienveillance. Ils ne manquent pas de douceur. Ils ne manquent pas de confiance en eux ou de capacité à s’entreaider, à faire attention aux autres, à sourire. Bref : ça va. 

Mon objectif est qu’ils soient le mieux préparer au monde. Et, qu’ils soit le moins abîmé par la vie. Je ne peux les protéger de toute les blessures. Mais je peux les équiper pour y faire face. 

Ce ne sont pas les 10 phrases qu jouent un rôle. Car une fois prononcé, leur avenir n’est pas pour autant sceler dans le marbre. Certes elles blessent ou aide. Mais c’est au long cours que notre attitude jouent un rôle. 

Je reconnais mes erreurs, mes phrases merdique. Je les assumes auprès d’eux. Je leur dit que j’ai deconné. Pas en mode parents qui s’excuses de violence et qui recommence. Mais en parent qui assume et leur dit tout le chemin parcouru pour etre un meilleur être  humain. Qui  rappel que tout le monde peu échouer mais aussi remonter la pente et dépasser ses limites. 

C’est un travail long que celui de parent. C’est un chemin où l’on tombe parfois. Et se relèver peu prendre du temps. Mais il n’est pas figé. Et, nous n’avons pas des resssources infini ex-nihilo. Nop. Les lieux d’échanges, la thérapie, les discussions avec des proches qui partagent nos valeurs sont autant de pistes et ressources possible pour faire évoluer son chemin. 

Bien avant d’avoir des enfants, j’ai fais une thérapie. Elle m’a outiller face à ma propre enfance qui est loin du modèle idéal. Celles où les 10 phrases qui détruisent n’ont pas détruit. C’est le modèle qui casse tout. En bien plus de 10 phrases. En un million de gestes, de mots, d’actes d’intrusion, de violence, d’ombre. Je n’hésite pas à parler avec mes proches. Et c’est salvateur. Je ne suis pas le parent idéal. Mais je sais que c’est un long parcours que la parentalité qui ne se résume pas à quelques phrases mais des ensembles. 

Et il mérite plus de soutiens que de culpabilisation. 

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Quand je suis fatigué, les mots se perdent 

J’ai eu un diagnostique de dyslexie et dysorthographie tardif. En milieu de primaire. 

J’ai payer cher cet absence de prise en charge : humiliation et geste violent. 

Mon enfance était douloureuse et l’école n’était même pas une échappatoire. 

La maîtresse qui copie vos mots étranges avec des lettres mélangés au tableau parce que tu sais pas quelle est la bonne lettre. Tu ne comprend pas, tu est perdu. À chaque dictée. La même maîtresse qui te tire l’oreille à chaque faute et une personne dysorthographique en fait des fautes, ça marque. Laissez mes oreilles tranquille. 

Puis la maîtresse suivante qui comprend et recommande un diagnostique. Elle qu’on aime toujours un peu maternante. 

Puis le collège. Ah monsieur B. Délicieux prof d’histoire dépourvu d’empathie. Celui qui ne te laisse pas détourner le regard de plus de 40 diapo sur les camps de concentrations sur la série des cadavres. Promis B, j’avais compris aux deux première. Et j’avais la nausée. J’ai vomi en classe. Je m’en souviens. Les nuits ont été dur pendant des mois. Là encore des bouts de bien-être très rare envolé. Et monsieur B qui me dira « avec votre orthographe vous devriez retourner en cp » devant tout le monde. J’étais en fin de collège. Classe de 3ieme. (Système Français). Je l’ai cru. 

Je suis passé au lycée quand même. 

Il ne s’était juste pas penché sur mon dossier. Il trouvais stupide l’excuse de la dysorthographie. Un handicap invisible est une excuse. Avoir du mal à lire malgré une rééducation : une excuse. 

Soit. 

Je suis retournée chez une orthophoniste. Ça m’a aidée. Mais j’en reste blessée. 

Mais je bug. Quand je suis fatiguée, stressée : je bug. Les mots perdent le chemin vers l’autre. Je ne sais plus dire, je ne sais plus sortir, je n’ai plus accès à ma base de donnée interne.  

Quand on a fait mon diagnostique de troubles dys*, la dysphasie était une ovni peu connue. 

Il est évident que j’ai une dysphasie légère, avec auto adaptation et stratégie toute personnelle pour parler. C’est à peine visible. C’est pas rare chez les parents d’enfants dysphasique de comprendre qu’on est pas différent  de son enfant. 

Quand je vois le parcours de L qui est devant lui et son caractère. Cela réveil quelque chose. Je le comprends mon petit rebel. Je comprend sa colère. Je la vois venir comme des mécanismes bien huilé dans sa tête. Je sais avant que son papa ai fini sa phrase que la rage va prendre le dessus. Je vois les portes se claquer avant même qu’il entame le geste. C’est limpide. 

La différence est que moi, je ne pouvais pas la sortir de moi  cette colère. Jamais. J’en serais morte. Mais elle etait là. C’est dur d’être dans l’entourage de ces explosions mais elles sont juste une conséquence de mots Que ne trouve pas le chemin et troubles pragmatique qui ne sont que des voiles aux conventions social. 

Je ne sais pas toujours quand j’ai le droit de parler. Les règles m’échappent. 

Vraiment le comprend L. 

Les dysphasies

Un de mes enfants à une forme de dysphasie, l’aîné. 

Le parcours de diagnostique a été très long. Je me souviens parfaitement de son eczéma du au stress. Eczéma qui s’est envolé le lendemain de son dernier RDV. Il revient à chaque contrôle.  

Je me souviens de l’anamnèse avec desquestions jugeante et piégeante, où l’on ne peu rien dire sur son parcours de parent et encore moins de notre phylosophie. Ils ont le « Manuel » (théorique) de la bonne voie parental. Allaiter 5 ans, malsain. Sans même s’intéresser à la nature du cheminement sur ce temps, ou le comment, ou la fréquence. Non. Ils ont projetés « comme pour un nouveau-né ». J’ai du m’opposer et incisister pour expliquer. 

À cet époque la non-sco d’Arthur était notre quotidien. On avançait. Nous n’étions pas expert de notre quotidien, de notre parentalité. Nous ne savions pas pourquoi notre parcours. C’était inaudible. Nous avions simplement choisit une educations bobo-bio-enfant-roi. 

Oh oui, Arthur est surement un roi, autant que ses frères et que sa sœur est reine. Oui iels sont au cœurs de nos enjeux, au coeur de nos projets. Mais pas dans ce qu’on projette sur « enfant roi ». Il n’était pas prêt à l’école. Nous le savions et l’avenir nous a confirmé que cette voie étais juste. 

J’ai le souvenir de se parcours et quand je vois l’adorable enfant de 9,5 ans qui vit sous mon toit: doux, gentil, respectueux , impliqué. Nos choix était le mieux pour lui. Il va dans une super école  avec un enseignement adapté. 

Puis le temps passe. Nous avons des signes d’alerte de la maîtresse de Leto. Il entame un long parcours de diagnostique avec tous les signes de la dysphasie. Oh ça se passera plus simplement. Je sais que je ne dirais pas son allaitement, il va a l’école. Même si ça ne se passe pas bien pour lui. Sa maîtresse s’implique à fond. 

En attendant, je lis. 


Merci à Marie pour ce cadeau qui va nous aider. 

Simplicité volontaire ou l’éloge du classime

En ce moment fleurisssent les articles sur Michelle McGagh. Elle est trop bien cette égérie de la simplicité volontaire. Elle avait des fins de mois difficiles. Trop dur la vie. Vraiment quand tu est dépensière et Que tu as un salaire privilègier. C’est rude. Même si les femmes sont toujours payé au rabais. Elle n’en reste pas moins une privilégiée.

Alors dans un acte profond de changement de vie, Michelle McGagh a décider de ne vivre qu’avec le strict nécessaire. Plat simple, utiliser son vélo (acheté avant son début d’expérience). Elle s’est lancé dans le defi d’une vie monacale volontaire. 

C’est la simplicité volontaire. Et puis elle a économisé plein de sous. C’est une si belle leçon. Ou pas. 

Car il y a l’autre angle. Celui de l’indécence. Celui de l’acte Qui frime sur son choix de vie. Celui qui ne voit pas l’insulte. 

Oui, Michelle McGagh au aussi ce pendant. Elle a choisi volontairement de vivre une vie de pauvre pour faire des économies. 

Pourtant c’est se mettre en donneuse de leçon – même si ce n’est pas son but. On l’idolâtre sur les réseaux sociaux. Et je n’ai qu’une envie lui dire « Check Your privilege ». 

Sur terre, plein de gens n’ont pas le luxe de choisir la simplicité. Que dire des 4 enfants sur 10 née à Bruxelles sous le seuil de pauvreté. 

La simplicité volontaire ne rime en rien avec altruisme. Elle visent dans ces pratiques assez typique à se faire plus d’argent. 

Je ne dort pas sur un sommier fait de palette parce que la récup’, c’est Mieux. Non. Moi j’ai pas le choix. L’allaitement n’est pas un choix. C’est une obligation. Mettre des pulls, ce n’est pas pour économiser du chauffage. C’est pour ne pas avoir froid. 

Alors les leçons d’économie qui visent à favoriser l’enrichissement personnel, ça me gêne. Ce type spécifique d’adepte de la simplicité volontaire sont des gens de l’économie de marché. Ils vous le disent « il n’ont pas à avoir honte d’avoir des sous ». En effet. Mais rassurez-vous. Je n’ai rien contre vos privilèges. Grand bien vous fasse. Je n’en peu plus de vos leçon de moral immorale.

Il n’y a rien de simplexification à choisir une imitation d’une vie frugale et pauvre. Car l’argent économisé est réinvesti vers vous. La démarche vise l’ego. 

Il n’y a rien d’honorable à se rendre faussement pauvre. Car plein de gens subissent la simplicité. Ils n’ont aucun choix. Quand Michelle McGagh nous rappel sont choix d’une alimentation simple et frugal. Je voix mon défi : faire de ma boite de tomate Pelé un met de haute gastro. Car oui, Moi mon défi sera d’équilibré épices, assaisonnement en tout genre pour crée des illusions Gustative. Mon défit c’est de mettre de la magie là où il n’y en a pas. Je ferais de ma pomme une tartes aux épices. Parce que pauvreté ne rime pas avec déplaisir. Le midi, Cest certes des restes mais ils doivent donner envie

 Michelle McGagh et ces congénère sont dans une attitude de supplétoire de classe. Ils nous explique comment faire des économies là où notre défi est de mettre de la magie là où sa coleur s’efface. Chez nous la collègue de la magie existe. 

La simplicité volontaire est une actions rarement honorable. Pourtant Moi, simple pauvre j’ai plis d’altruisme que les donneurs de leçon. Quand je peux donner un poulet à la mer qui mendiais au super Marche, je me sentais moins  null avoir une vie Moins merdique qu’elle. 
La simplicité volontaire aurait pour beaucoup un but économique. L’altruisme n’est pas au rendez-vous 

Agisme et parentalité 

 

Il n’est pas rare sur le net lire la domination des parents sur leur enfants. D’entrer dans les considérations d’âgisme. Il y  a de nombreuse façon d’être dans sa parentalité. Et oui, l’âgisme peut-être une base de la relation de domination. Je ne vais pas vous vendre un idéal théorique faisable.  Mais vous parler d’équation complexe.

En allant sur YouTube vous pourrez voir  Yves Bonnardel. . Celui-ci nous propose une société où l’on arrête de dominer l’enfant. Son propos me choque. Non un enfant de 10 ans, même si il se sent capable n’est pas apte à conduire dans notre société. Si l’on suit Bonnardel qui reprend a sa sauce les courent féminisme très discutable car il en fait un discourt dominant… On tombe dans un gros souci. Allons au bout de sa thèse. Peu importe les lois qui protège les enfants du travail. Si l’enfant se sent apte, près … Qu’il y aille. Et là, j’ai envie de dire: c’est lois protège aussi les enfants des influences des dominations adultes. Dans trop d’endroit du monde l’enfance n’existe pas. L’enfant est abandonné, livré à lui -même, en responsabilité éventuel d’orphelin ou fratrie. Et il bosse pour manger.

Où est l’enfance quand l’enfant est conduit dans les forces de domination ? Un enfant de 10 ans se sent-il réellement apte à conduire ? Où est l’enfance!

 

Alors la parentalité et l’âgisme dans tout ça?! La parentalité a forcément une position âgiste occasionnellement, voir tout le temps en fonction de sa philosophie éducative. Pourtant, l’équation est complexe. La parentalité est avant tout une forme de coopération.

 

La toute petite enfance, le parent est très… bon, non… En général la mère ou le parent par défaut dans une relation soumis au rythme du bébé. Je ne vais pas vous parler des modèles parentaux loin de mes pratiques. Ça serait une digression théorique sur ce que je ne n’ai pas expérimente.  Donc bref, le début de leur vie d’humain on est vachement soumis à leurs impérieux besoins. Et je ne remets en rien cela en cause. C’est une période difficile. Puis l’enfant grandit, il apprend le vivre ensemble. Ce vivre ensemble se heurte à l’autre. L’autre qui a ses propres limites. Oui y a une relation de domination qui peut être vu. Mais, c’est surement plus complexe que ça. On apprend, transmet à l’autre, à cet enfant qu’on a décidé de porter au monde que ben tout le monde doit apprendre à gérer envie et pulsion pour vivre ensemble.

 

Puis en parents ont va poser des règles qui sont sociétal: tu mets ta ceinture. Peu importe ton envie d’empowerment petit loulou de 1,5 ans qui déteste la ceinture… tu la garde. Parce qu’imposer la ceinture par rapport à ne pas la mettre… la notion de bénéfice risque est une évidence. Et il est difficile de faire comprendre à un enfant de cet âge que ben oui… on a quand même raison. On est donc dans la ville domination : on lui impose. Et pourtant…

 

Et pourtant quoi? Je crois que la parentalité où la réflexion est là est une équation de coopération qui équilibre ses forces constamment. L’enfant a ses limites, et nous adultes qui avons choisi d’être leur Caregivers, on avance pour être bouclier d’un monde crado, où ils ne sont pas forcément bienvenu… un monde où nous devons mettre en place parfois des phrases comme « Il est 20h30, c’est l’heure du dodo » face à un « Mais j’ai pas sommeiiiiiiiiiiiiiiiiiiil » dit dans un bâillement d’épuisement. Mais pourtant le parent va agir en dominant et maintenir qu’il est l’heure. Parce que le réveil sonnera à5h50 pour le dit enfant. Car à 6h45, il devra être dans la rue habillé pour aller dans son bus de ramassage. Sauf que soit je l’impose dans le « bon j’en ai marre de dialoguer » (car oui, parfois j’en ai marre), soit j’explique. J’explique que ben le réveil sonne tôt, que dormir ça aide le cerveau. Que dormir ceci et cela.

 

La parentalité est un exercice où la domination existe. Je ne vous le cacherais pas. Elle existe dans la fatigue surtout. Elle existe dans l’épuisement. Elle existe dans ces moments où l’on échoue. Et quand on échoue, il est facile de nous enfoncer. Très FACILE.

 

Mais en réalité, c’est là que nous avons besoin de compassion, de coup de main, de relais, d’aide…

 

Oui parfois les parents merdent. Parce que les humains merdent. Ce n’est pas une excuse. C’est juste un fait. On déconne. Et puis l’important c’est qu’on cherche à réparer.  Et a mieux appréhender nos alerte « Attention tu es trop fatigué pour être bienveillante ».

 

Vous savez le manque de sommeil, ça flingue le cerveau. Et les parents: c’est un peu leur quotidien. Ce n’est pas une excuse. C’est comme quand je dis « il est l’heure de dormir » à mon enfant. Je lui rappelle « pourquoi ».

 

Mais il est facile de pointer que les parents est un vil âgiste. Ça ne remet rien en cause. Pourtant… Il y a peut-être beaucoup à remettre en cause: Une société où les enfants ont pas leur place, où l’intergénérationnel est plus une exception qu’une réalité. Une société où l’enfant doit pas aller au resto, parce qu’il y a tous les adultes qui ont pas d’enfant et pas envie de les subir…Ben oui mais alors ne nous accuser pas d’âgisme quand vous ne voulez pas d’eux et que du coup,… on est le tampon entre la famille et le dehors.

 

Les parents sont parfois âgiste, non par volonté, mais parce que c’est compliqué.

 

Alors je continuerais à dominer mes enfants: non à 10 ans, ils n’iront pas travailler. Non, à 10 ans, il n’ira pas conduire une voiture. Non. Voilà. Tampis si je suis méchante.

 

Je continuerais à voir mon rôle comme une alliance dynamique entre mes enfants, leur besoin, le monde, le dedans, le dehors, nos état de fatigue et de forme. Et a me dépatouille.

 

Mais si vous voulez aider les parents… le monde: faite une société enfant admis. Parce que vous plaindre qu’on les domine et chouinner de leur présence « car on ne sait pas les tenir »… qui est âgiste dans ces cas-là ? Je vous mets au défi de tenir 10 jours avec mes enfants. Moi, je tiens. Mais vous ? Pas sûre.  Mais vous verrez que c’est hyper complexe comme équation.

 

Maman, j’ai besoin de toi. 

Dans leur yeux, dans leur geste, il y a ça « maman, j’ai besoin de toi. »

Il est presque 1h du matin. Ce soir, c’est elle qui a sa façon chante cette chanson de l’enfant qui en a un peu trop sur le coeur. 
Maman a été malade. Et quand tu as besoin de ta maman et Que cette même maman n’est pas capable de répondre à la moindre solicitation, une maman qui a trop mal à elle-même pour supporter le contact. Et bien quand maman a un cheveux de disponibilité : l’enfant envahi l’espace. Elle entre dans la moindre petite note d’opportunité. 

Aujourd’hui, maman va un poil mieux. Alors : maman s’il te plaît, console mes peurs, soit mon ancre et encre mes rêves de tes caresses apaisante dans mon cou. 

Elle qui est si grande, s’effondrant sur nirvana…ce soir, dans le lit, elle est toute petite encore un peu. 

Et c’est magique. 
Poussière d’étoile à vous 

Tu as une mauvaise immunité , tu es tout le temps malade. 

(Ouais l’auto correct de mon gsm avait mis inhumanité. Merci miriam) Alors, en intro : j’ai 39C de température. Texte sans filtre.

Pour être  clair : « ferme ta bouche ». (Je suis chouilla poli. En vrai, je serais vulgaire).

Alors toi qui me dit « mais on peu vivre avec un grain  par semaine sans mourir de faim » , « tu as qu’à  devenir végétarien-ne ou encore Mieux vegan », « ca cout pas bien cher de manger correctement « , « la gelée royale, ça renforce l’immunité » et autre blabla : je te donne ma vie.

C’est vachement différent de choisir la simplicité volontaire que de la subir. Si tu change d’avis: Ben tu as les tunes. Yo! Moi pas. Je vis enréalité: sous le seuil de pauvreté.

Il est sympas ce seuil. Il ne te donne aucun idée de la réalité.

Moi, quand je prend 2 poulycroc. En vrai: je devrais pas. Parce que j’ai pas les sous. Mais t’imagine comment ce Truc de snack industriels, il est trop bon ? Si je t’assure. Il a un goût particulier Que toi et toi tu peux comprendre, mais toi là j’ai un doute.

J’adorerais: renforcer mon systèmes immunitaires. T’imagines pas. Oh des bain à la gelée royale. Oh oui. J’en prendrais avec plaisir. Promis. Mais si j’avais 15,03€ je t’assure que je les dépenserais sur plus urgent : un nouveau poêle à bois, un rab’ de bois. Si, su promis: j’ai le sens des réalités.

Alors manger vege, vegan quand c’est un choix : je suis happy pour vous.  Moi la viande : je la prend en promo. Le poulet à 3€ aux hormones: je l’aime. Parce que tu sais quoi : j’ai 6 bouche à nouriture. Je me contente d’un poulet pour 6. Que j’ai l’énergie d’un bulo sous décontractant musculaire parfois. Et ouais : un plat Tout prêt comme une lasagne surment au cheval représente le Truc épicé de la semaine.

Alors toi qui pense que ce chauffé : c’est accessible. Ok. J’ai 350 € par ans de budget bois. Sauf qu’en vrai : je les ai pas. Pourquoi ? Ben laisse moi t’expliquer . Je suis en regroupement collectif de dette. Oh non pas pour avoir été au Soleil à Ibiza. Non, les vacances ça existe?  Non parce que chéri, il a été prof. Et le double terme échu c’est juste l’enfer. Je t’explique. Pédagogie quand tu nous tiens. Toi Qui bosse, tu sais que c’est un privilège si tu est ici. Et vraiment : top pour toi. Mais un prof remplaçant de Moins de 90jrs est payé à double terme échu. Les seul arrêt de plus de 90 jrs d’office son si rare. Concrètement ça veut dire que tu bosses. Et à la fin du mois : miracle, ton salaire arrive gentillement sur ton compte. Cette perspective te semble normal. Ben pas chez un prof remplaçant. Non. La realite c’est Que tu bosses. Tu fais un prêt revolving Et tu attend la fin du mois suivant pour toucher. C’est cool ? Tu trouves. Sans le revolving tu as le cpas Qui te demande asap tes tubes (donc tu décales le pb). J’ai une dette sur une Voiture, et su gaz et l’avance du cpas.c’est mignon tu trouves pas ? Bref je rêves de la dette du à Ibiza  mais la realite est : violence salarial institutionnel.

Donc mon bois. J’ai un budget de x euro par an : gaz et électricité. Sauf que je suis sur facturé sur le gaz de 250€. Tu le vois mon budget calories? Je retouche pas les 250€. Voilà. Ils vont dans la dette. J’ai abandonnée les emails pour négocier avec l’avocat. J’ai mon budget. -_-  ou pas. Je dois trouver 250€ par an là où je suis aux centimes prêt. Je te le dis où je les prend ?

Sur ma nouriture. J’ai faim. Pour de vrai. Tous les jours. Mes enfants ignorent la faim. Mais Moi oui. Leur papa a un peu faim aussi mais Moins Que Moi. Je bois des soda(merci pour la taxe). Tu sais pourquoi ? Excellent subistut de repas. J’envisage une rechute dans le coca. La caféine manque à ma capacité à tenir.

Donc quand tu me dis qu une bonne alimentation protège le système immunitaire : trop cool. Tu crois que je le savais pas.

Alors, je prend mes pommes de terre à la ferme qui est sur le chemin de l’école de mes enfants. Parce que c’est un excellent aliment de base. J’en maîtrise les variations et nuance en robe des champs, au four, sauté , frites. Je maîtrise. Arrête de me dire comment économiser.je sais pas le faire. Je suis au minimum du minimum. Tu veux sacoir un Truc : bouffe en boîte ou légume frais. La boite gagne. Je crois que si je dois t’expliquer pourquoi. Tu aurais déjà pu partir. Le nopoo: je fais. Les couches lavable: merci claire.  M’essuyer le popotin royale dans des wc à 0 la nuit avec des solutions lavable: tu veux me donner un cours ? Les vêtements d’occasions ? Euh c’est hors budget. Point. Je profite de gentils don souvent de maman dans la Merde. Mais on s’entraident. Alors si tu veux m’apprendre à ventiler mon budget pour un livre par Mois, un pot de peintre et 2 poulycroc : paient Moi. Il reste 13,06€ sur mon compte. Et j’espère avoir assez d’électricité jusqu’au chômage. Donc je fais pipi dans le noir. Et C’est sportif. Mes enfants : courents, sautent. Il laisse la tv allumé. Je dis rien. J’éteind. Parfois j’oublie. La nuit y a une veilleuse. 3 pour éviter que perdu dans le noir mon 6 ans monten et descende les escaliers sans fin car perdu dans le noir et ses pensées endormi, Que le 4 ans aillent sur son pot. Car j’ai qu’une alaise. Et ça coûte 15€. (Tu visualise la gelée royale ?)

Je suis pas as plaindre. J’ai la grippe et mes règles en même temps (oh dit fait pas ton outré! J’ai mes règles, je te décris pas anaconda) et qu’il a un concensus: etre malade avec ses règles est proche de l’enfer. J’accouche de ma fille sans peri à nouveau si j’ai le choix face à cet état comatique ou respirer c’est pensé: « sert ton périnée, pas tousser trop fort. Faudrait pas vomir. Tu risques d’avoir ta cup qui va voir ailleurs » (oui j’ai une cup c’est moins cher blabla ). Tu te dis finalement Que les wc dans le noir kohlanta a côté c’est cool.
Alors chou: j’ai pas les moyens de bon aliment. Je béni la banque alimentaire. Parce que ça rempli le ventre. Je prie le soir Que « tu as pas trop tachée ton pantalon chaton de 4 ans. Pour le mettre demain », Que « faite qu’Arthur tienne avec son pantalon. » Il en a 3 et Moi 1,5€ sur le compteur a budget. Donc ça serait bien de pas faire de lessive. Tiens il a renversé de l’eau dessus. Ilsèche pour demain.
Enfait j’ai une immunité de Merde. Je suis une boite de pétrie sur patte et ta leçons tu la garde : car j’ai zéro marge de maneuver et oui j’ai un gsm machin chose sur abonnement de 2 ans. Tu sais pourquoi ? J’ai plus de ligne fixe. Et ouais. J’en suis là niveau ventilation.
Bisous et merci de filler des colis viandes, légumes et autre au banque alimentaire. Je te demande pas la charité. À la rigueur donne des Truc cool à la banque alimentaire de Gosselies. Ça permettra à mes enfant d’en bénéficier.
Sur ceux , pipi couette et agonie.

Ps tu m’en veut pas si je t’explique pas Que me soigner est un luxe. Tu as compri j’espère